Différence entre EI et micro entreprise : le choix selon votre chiffre d’affaires

différence entre ei et micro entreprise

SOMMAIRE

Choisir son régime

  • Micro simple : la micro‑entreprise simplifie la comptabilité, applique un abattement et peut bénéficier de la franchise de TVA.
  • Réel optimisé : le réel permet de déduire charges et amortissements et de protéger le patrimoine via EIRL.
  • Chiffre décisif : simuler cotisations et impôt selon le CA, comparer abattement et charges réelles et consulter un expert comptable pour trancher rapidement.

Le soleil tape sur la devanture d’un atelier vide un lundi matin et l’entrepreneur se demande quoi choisir. Vous sentez l’envie d’avancer mais le jargon vous freine. La simplicité paie pour débuter. Une option fiscale peut réduire vos démarches administratives et votre temps consacré. Ce texte vous donnera des repères chiffrés et pratiques pour trancher.

Le cadre juridique et les différences fondamentales entre EI et micro entreprise

La clarification des statuts évite les erreurs de débutant. Le choix porte sur imposition patrimoine et comptabilité.

Les sources officielles sont URSSAF et impots.gouv.fr chiffres 2026 pour les seuils et taux.

La notion de micro entreprise et ses seuils applicables selon l’activité en 2026

Un régime très simple s’adresse aux entrepreneurs solo avec peu de charges. Cette micro applique un seuil distinct pour ventes et prestations en 2026. La franchise de TVA s’applique. Une déclaration simplifiée réduit les obligations comptables.

Le point sur les impacts concrets.

  • La micro utilise un abattement forfaitaire pour impôt.
  • Une franchise de TVA peut s’appliquer selon seuils.
  • Votre comptabilité reste très simplifiée sans bilan complet.
  • Des services professionnels peuvent être exclus ou plafonnés.

La préférence va à la micro pour un CA inférieur aux plafonds et pour une gestion administrative réduite.

Le plafond conditionne votre choix.

Le statut d’entreprise individuelle et les conséquences patrimoniales et fiscales

La déduction des charges réelles et des amortissements change le bénéfice imposable. Votre protection du patrimoine se renforce via une option EIRL ou une déclaration d’affectation. Une déclaration au réel change tout. Les obligations comptables deviennent plus lourdes mais offrent des leviers d’optimisation fiscale. Votre patrimoine mérite une protection.

Tableau comparatif synthétique des régimes
Élément Micro‑entreprise (régime micro) Entreprise individuelle (régime réel)
Régime fiscal Abattement forfaitaire pour calcul de l’impôt option versement libératoire possible Imposition au réel BIC/BNC avec déduction des charges réelles et amortissements
Régime social Prélèvements calculés sur CA selon taux forfaitaires environ 12,8% ou 22% Cotisations calculées sur bénéfice réel régularisations possibles
Comptabilité Tenue simplifiée pas de bilan complet obligatoire Tenue comptable complète bilans et liasses fiscales si imposé au réel
Déduction des charges Non possible sauf via abattement forfaitaire Charges réelles déductibles
Plafond de CA Plafonds distincts selon activité à vérifier chaque année Pas de plafond mais obligations fiscales et sociales différentes
Responsabilité Responsabilité illimitée sauf déclaration d’affectation patrimoniale Possibilité d’EIRL pour limiter responsabilité personnelle

Ce passage ouvre vers l’application pratique et prépare des simulations chiffrées. Vous dirigez maintenant vers une section dédiée au calcul du revenu net.

Le calcul du chiffre d’affaires et l’impact déterminant sur le choix du régime adapté

Le chiffre d’affaires conditionne presque tout sur le plan fiscal et social. Les méthodes de simulation doivent préciser hypothèses et taux.

La simulation des charges sociales et fiscales pour estimer le revenu net

La simulation inclut cotisations sociales impôt et charges professionnelles estimées. Le régime micro applique un taux social forfaitaire sur le CA et un abattement fiscal pour établir le revenu imposable. La micro impose un abattement forfaitaire. Une mini simulation éclaire le choix avec des hypothèses simples.

Le cas d’un CA de 30 000 € en prestation suppose taux social 22% et abattement 34%. La calcul donne cotisations environ 6 600 € et revenu imposable environ 19 800 €. Cette estimation n’inclut pas charges réelles au régime réel qui peuvent modifier le résultat.

Les cas pratiques chiffrés pour prestataires et commerçants selon divers paliers de CA

Les paliers montrent quand la micro devient moins intéressante et quand l’EI au réel prend l’avantage. Un prestataire avec peu de charges reste compétitif en micro jusqu’à un certain seuil. Le commerçant ou l’artisan avec stocks et investissements bascule plus vite vers le réel. Cette section présente des cas chiffrés pour décider rapidement.

Tableau d’exemples chiffrés et recommandations
CA annuel Type d’activité Recommandation de régime Estimation nette approximative après charges (hypothèses)
10 000 € Prestations de services consultant Micro‑entreprise recommandée ~7 800 € net après cotisations sociales à 22% et abattement forfaitaire
30 000 € Prestations de services charges modérées Micro possible mais vérifier charges réelles ~23 400 € net en micro ou similaire si charges réelles faibles
70 000 € Vente de marchandises activités avec fortes charges Favoriser EI au réel si charges supérieures à l’abattement Net supérieur en réel si charges supérieures à l’abattement forfaitaire sinon micro compétitif
150 000 € Commerce ou activité à forts investissements EI au réel fortement conseillé Optimisation fiscale et protection patrimoniale meilleure au réel

Le point suivant propose une checklist pour décider selon votre CA et vos charges.

  • Un CA inférieur aux plafonds et charges faibles favorise la micro.
  • Une analyse des charges réelles favorise le réel si elles dépassent l’abattement.
  • Votre protection patrimoniale nécessite une option EIRL pour limiter risques.
  • Le recours à un expert comptable se justifie au-delà des seuils.

La décision dépend essentiellement de votre CA et de vos charges. Un simulateur apporte une clarté. Vous consulterez un expert comptable si un doute persiste.

Plus d’informations

Quelle est la différence entre une EI et une micro-entreprise ?

On confond souvent EI classique et micro, entreprise, normal, ça ressemble au premier abord. L’entrepreneur individuel classique est soumis au régime réel d’imposition, il tient une comptabilité complète, peut déduire frais et amortissements, et sa responsabilité se limite au patrimoine professionnel déclaré. Le micro, entrepreneur, lui, bénéficie du régime fiscal de la micro, entreprise et du régime micro, social, simplification et charges calculées sur le chiffre d’affaires, avec plafonds à respecter. simplicité et seuils d’un côté, complexité mais optimisations possibles de l’autre, choisissez selon votre projet et vos ambitions, et si besoin on regarde ensemble les chiffres, et sans stress.

Comment savoir si je suis en EI ou micro-entreprise ?

Pas toujours évident de savoir, mais il y a des repères simples. Le micro, entrepreneur est un entrepreneur individuel bénéficiant du régime fiscal de la micro, entreprise et du régime micro, social, donc charges calculées sur le chiffre d’affaires et formalités allégées. Pour vérifier, regardez votre situation d’inscription, le code APE, le régime indiqué sur les documents URSSAF ou votre extrait SIREN, et surtout vos recettes, pour voir si vous êtes sous les plafonds. Si la comptabilité est allégée et l’imposition micro appliquée, c’est bon. Besoin d’aide pour décrypter un document, on peut y jeter un œil ensemble pour décider.

Quels sont les avantages d’une EI ?

La simplicité, déjà, c’est un vrai avantage quand on veut passer à l’action vite. L’entreprise individuelle se crée sans capital social minimum, on bosse avec souplesse, gestion légère, décisions rapides, liberté d’action pour mener la mission comme vous l’entendez. La responsabilité est limitée au patrimoine professionnel composé des biens utiles à l’activité, ce qui apporte un cadre rassurant (à condition de bien déclarer). Certes, la comptabilité peut rester plus contraignante qu’en micro selon le régime choisi, mais pour démarrer ou pour garder le contrôle, l’EI reste un choix pragmatique et souvent gagnant. On apprend en avançant, et les progrès s’enchaînent.

Quel est le montant des charges en EI ?

La question revient souvent, et la réponse commence par une précision, tout dépend du régime. Pour le micro, entrepreneur les charges sociales sont calculées sur les factures encaissées, avec des taux de 12,8 % du chiffre d’affaires pour la vente de marchandises, et 22 % pour les prestations de services. Mais en entreprise individuelle au régime réel les charges se calculent différemment, sur le bénéfice après déductions, et il y a cotisations, contributions et parfois la TVA à gérer. Bref, chiffres simples en micro, plus de calculs mais optimisations possibles en réel. On peut comparer et choisir selon vos objectifs.